Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur skype
Partager sur email
Orientation Parcoursup. La nouvelle plateforme d’admission post-bac

Orientation Parcoursup. La nouvelle plateforme d’admission post-bac

Trois constats ont conduit le gouvernement à revoir les procédures d’admission dans les établissements d’enseignement supérieur. Leur nouveau nom : Parcoursup

  • Le taux important d’échecs sur les deux premières années d’études supérieures qui provient de deux origines :
    • Des prérequis insuffisants, que ce soit au plan des méthodes de travail ou des connaissances.
    • Un choix d’études pas assez pensé et ne correspondant pas au bout du compte aux motivations et à la personnalité des étudiants.
  • Une surcharge de certaines filières conduisant à des conditions d’études déplorables et augmentant les risques d’échecs.
  • Une remise en cause de la légalité du fonctionnement de la plate forme APB par la commission informatique et liberté.

Des dispositions sur lesquelles les futurs étudiants ne peuvent pas agir :

  • Une nouvelle procédure Parcoursup  remplace APB :

    • Proposition par la plate forme parcoursup (normalement simplifiée !) de tous les établissements post bac (actuellement environ 85%  seulement étaient accessibles par APB).
    • Saisie des vœux mi-janvier (vœux regroupés par type d’étude).
    • Retour en Mai.
    • Signification des choix définitifs par l’étudiant très rapidement.
    • Septembre : délai de rigueur pour que l’institution (le rectorat) propose à chaque lycéen n’ayant pas eu d’affectation une formation « La plus proche possible de ce que souhaite le candidat ».
  • Un nouveau système de « sélection » :parcoursup

    • Arrêt du tirage au sort par APB dans les filières surchargées.
    • Transmission aux établissements sollicités par le lycéen d’un avis du chef d’établissement, via le conseil de classe, sur ses capacités présumées à réussir dans l’orientation choisie (sont adjoints les bulletins de première et de terminale).
    • Possibilité pour l’établissement d’enseignement supérieur de proposer un accès sous conditions de remise à niveau (tutorat, stage, cours supplémentaires, voire année supplémentaire).

Des dispositions rendant le futur étudiant plus acteur :

  • Un deuxième professeur principal dès Décembre pour une plus grande disponibilité, et deux semaines « orientation » pour mieux connaître les métiers, les procédures parcoursup (ex APB), les journées portes ouvertes. A charge pour le lycéen de s’engager dans les réflexions proposées.
  • Une mise à disposition de « prérequis nationaux indicatifs ». A charge pour le lycéen de faire l’effort d’une « auto-évaluation » la plus objective possible et de se faire aider pour cela.

Des limites actuelles qui nécessiteront vigilance de la part du futur étudiant.

Si cette réforme traduit une volonté de répondre aux problèmes actuels d’orientation post baccalauréat en France de nombreux points devront évoluer :

  • Les professeurs de lycée ne sont pour la plupart pas formés à un accompagnement du projet des lycéens :
    • Par méconnaissance de la diversité des filières et de leurs débouchés (surtout concernant les professeurs d’enseignement général).
    • Par centration sur les seuls résultats scolaires (souvent sans vision historique d’ailleurs) et dans une posture d’évaluation / jugement tendant à figer l’image de la personne.
    • Par impossibilité, statutaire, de permettre à l’élève de s’ouvrir réellement. Quel élève va se livrer vraiment en sachant que son interlocuteur sera aussi celui qui met des notes et des jugements sur le bulletin trimestriel ?
  • Le temps de construction est trop court. Certes le « parcours avenir » est sensé débuter dès le collège, mais dans les faits il n’en est pas toujours ainsi, et beaucoup d’élèves de terminale n’ont pas vraiment avancé à la fin du premier trimestre. Il reste donc deux mois pour répondre aux  questions : Qui suis-je ? Qu’est ce qui me motive vraiment ? Quelles sont mes potentialités réelles ? Que pourrai-je faire des quarante prochaines années de ma vie ?
  • Les journées portes ouvertes sont souvent des temps où beaucoup d’établissements ventent (vendent ?) leurs services, et le lycéen pas assez averti risque souvent de se trouver plus attiré par des critères de forme que de fond : Quand on ne sait pas ce que l’on cherche, on a du mal à trouver vraiment.

Il faudrait s’y prendre plus tôt et travailler en équipe avec de vrais professionnels de l’orientation. C’est la proposition d’accompagnement dans parcoursup de Gilles BONIN coach en orientation.

Laisser un commentaire

Partager sur facebook
Partager sur google
Partager sur skype
Partager sur email